mercredi 6 janvier 2010

Rebecca, de Daphne du Maurier

Vous vous souvenez de la première fois où vous avez lu un bouquin de Zola? Vous avez pris votre courage à deux mains en vous disant que ça ne pouvait pas être si terrible. Puis après 400 pages de "le personnage est pauvre au début, miséreux au milieu et mutilé à la fin", vous vous êtes dit qu'il ne fallait pas généraliser les auteurs classiques. Alors vous êtes passé à Maupassant ... 500 pages de tromperies façon 18è siècle et de femmes soumises à l'extrême. Ce jour-là vous avez rendu les armes concernant les classiques de la littérature française.
Puis, parce que la curiosité fait partie de votre nature, vous vous êtes penchés sur les classiques britanniques. Et là, surprises, révélations, ... Un roman classique n'a pas à être déprimant! Il peut même avoir un happy end (merci M. Charles Dickens.)
C'est dans cette optique que vous entamez Rebecca qui va vous réjouir de la première à la dernière page.
Rebecca n'est en réalité pas le nom de l'héroïne, mais de l'ombre de l'héroïne. Cette héroïne, dont on ne connaitra jamais le nom, rencontre un jour Max de Winter, un homme riche (elle ne l'est pas) et l'épouse dans la foulée, atterrissant dans sa propriété de Manderley. Mais de Winter est veuf depuis très peu de temps, et notre inconnue va devoir apprendre à vivre dans l'ombre de cette Rebecca que tout le monde semblait aimer. Mais qui était vraiment Rebecca ?
Honnêtement, le suspens est presque insoutenable du début à la fin et transcende le genre romantique pour nous emmener du côté du thriller. Comme quoi du Maurier, en 1938, n'avait rien à envier à certains de nos auteurs comtemporains réputés, bien au contraire. Et comme quoi les "classiques" ne sont pas toujours de mauvaises surprises.

Votre dévouée bookworm.

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