mardi 2 février 2010

The book of tomorrow de Cecelia Ahern

Encore un régal, point.
Non, sincèrement, concernant cette auteure, pas besoin d'en dire plus.
Vous insistez ?
Tamara Goodwin, 16 ans, presque 17, débarque à la campagne après le décès de son père et une amicale visite du fisc. Finis les yachts, les jets privés et les sacs Gucci, place à la vie de campagne chez son oncle -qui n'articule jamais un mot- et sa tante -qui semble incapable de ne pas fourrer son nez là où elle ne devrait pas. Elle aurait bien sa mère, mais celle-ci ne quitte pas sa chambre depuis la mort de son époux.
Que faire alors ? Passer son temps avec le type mignon de la librairie ambulante ? Rencontrer le fils du médecin (pas mal non plus apparemment) ? Ou récolter du miel avec la nonne locale ? Vous vous apercevrez que l'on penche vite pour cette bonne sœur haute en couleur, potentielle adepte de romans Harlequins bien fournis en personnages virils (les abeilles, ça va un moment) et détentrice de réponses au mystère.
Quel mystère ? Vous le saurez après 320 pages.

Votre dévouée bookworm.

lundi 1 février 2010

Prince de sang, de R.E.Feist

Après avoir dévoré Les chroniques de Krondor il y a quelques (nombreuses) années, il était plus que temps de me mettre à la suite de l'épopée.
Pour ceux qui connaissent, nous voici en compagnie des fils jumeaux du héros du premier livre. Enfin, UN des héros, rendons donc à César ce qui appartient à César. Pour ceux qui ne connaissent pas, la phrase du dessus reste valable. En tous cas, pas besoin d'avoir lu les tomes précédents pour comprendre l'histoire, même si ça aide à l'apprécier.
Borric et Erland, fils du Prince Arutha, se retrouvent du jour au lendemain héritiers du royaume (leur pauvre tonton n'a eu que des filles, et vu que c'est un royaume misogyne... enfin moi ce que j'en dis...). Du fait de leur nouvelle position au sein du royaume, les voilà envoyés comme émissaires dans l'empire de Kesh la Grande, pays où les gens se baladent tout nus. Bon j'exagère, mais il reste vrai que la légèreté de mœurs de ces lointaines contrées ne laissent pas de marbre les jumeaux, plus prompts aux batailles de taverne qu'à la régence. Problème, l'un d'eux est enlevé et déclaré mort au cours du voyage, et voilà son frère projeté héritier direct à sa place (vous l'aurez compris, je ne sais plus vraiment lequel fait quoi).
Néanmoins les péripéties s'enchainent tel un bon roman d'héroïc-fantasy et le suspens est haletant...jusqu'à 50 bonnes pages avant la fin! Eh oui, vu le peu de pages restantes, votre dévouée bookworm était persuadée que l'histoire s'achèverait dans un tome 2. Et bien non. Tout est bouclé en un chapitre un quart. Que s'est-il passé M. Feist ? Je vous pardonne néanmoins, et n'hésiterai pas à lire la suite de vos chroniques. Que valent, après tout, 50 pages trop rondement menées, face à votre univers si envoûtant.

Votre dévouée bookworm.

samedi 30 janvier 2010

Démon intérieur de Jenna Black

Quelqu'un a dit un jour : quelle est la différence entre l'érotisme et la perversion ? Avec l'érotisme, tu utilises une plume. Avec la perversion, c'est tout le poulet qui y passe.
Et bien avec Jenna Black, c'est carrément tout le poulailler.
L'intrigue façon thriller est bien ficelée, ancrée dans son monde de fantasy urbaine (autre nom de la Bit-Lit) : les démons existent, se sont révélés aux humains, et prennent possessions d'hôtes consentants. Quand ces hôtes sont non-consentants, et donc ces démons illégaux, des exorcistes rentrent en scène, telle notre héroïne Morgane Kinsley.
Les choses se corsent quand celle-ci va se retrouver possédée à son tour, par un démon trop puissant pour être exorcisé. Conséquences : elle est supposée être condamnée à mort (ben oui, l'histoire se passe aux USA, donc forcément ça zigouille...). Problème numéro 2 : pas mal de démons veulent la peau de son nouvel invité, et par extension la sienne. Voilà pour le suspens façon thriller.
L'histoire du poulailler maintenant ?
Pas compliqué : un personnage porté sur le sexe, un luxe de détails à faire rougir une tapineuse, et un démon squatteur lui apparaissant en rêve sous la forme d'un Apollon... Si on ajoute à ça une virée dans un club SM (il vaut mieux avoir le coeur bien accroché) on espère que l'auteure saura maintenir son suspens sans virer dans le Harlequin porno.
En résumé, déconseillé aux âmes sensibles et aux plus jeunes. Pourquoi pas pour les autres, tant qu'ils restent capables d'abstraction...

Votre dévouée bookworm

vendredi 15 janvier 2010

Stolen de Lucy Christopher

Stolen, ou le syndrome de Stockholm.
Ça aurait pu être de sous-titre de ce roman.
Écoutez plutôt : Gemma est en transit à l'aéroport de Bangkok quand elle rencontre ce charmant inconnu qui lui paye un café ... café drogué grâce auquel il va l'enlever au nez et à la barbe de ses parents, et de la sécurité de l'aéroport pour l'emmener au fin fond du désert australien. Là, au milieu d'une vieille ferme retapée, sans électricité mais abondamment pourvue en serpents et autres joyeusetés, elle va peu à peu réaliser que son ravisseur ne lui est pas si inconnu que ça. Et si elle n'était pas là par hasard ?
Difficile de reposer ce livre qui nous tient en haleine du début à la fin. Qui est cet inconnu et pourquoi semble-t-il autant connaître Gemma ? Sur un décor qui vous rappellera forcément le film Australia (Ah, cet Hugh Jackman ...) vous aurez du mal à prendre partie. Car cet inconnu semble en réalité si vrai, si sincère et si profond que l'on croise les doigts pour que ce fameux syndrome de Stockholm opère. D'accord, cet homme est un kidnappeur et un maniaque (au corps de rêve, c'est pas moi c'est Gemma qui l'a dit ), mais soyons honnête on l'aime bien quand même. On l'aime même beaucoup.
Mais ça ce n'est que mon humble avis.

Votre dévouée bookworm.

lundi 11 janvier 2010

Thanks for the memories de Cecelia Ahern

Cecelia Ahern est formidable, comme d'habitude.
A part un petit bémol pour "La vie est un arc-en-ciel" ("Where rainbows end" en anglais), ses autres romans sont simplement incontournables, bourrés de personnages truculents qui vont parfois jusqu'à émousser les héros.
Ici, Joyce vit à Dublin, sort tout juste de l'hôpital après un horrible accident, divorce et retourne vivre chez son père. Je sais, pas très réjouissant au premier abord.
Néanmoins, en parrallèle, Justin, vivant à Londres, et intervenant occasionnel à l'université de Dublin, va croiser Joyce à plusieurs reprises, et se sentir comme connecté à elle sans savoir pourquoi. Le livre va alors être une sorte de chasse au trésor entre les 2 protagonistes, entourés d'un père un peu barré et vraiment drôle, d'amies fidèles et déjantées, d'une belle-soeur mal-fagotée qui veut bien faire, et de toute une série d'autres personnages qui n'auront qu'un but : réunir ces deux êtres-humains.
Non ce n'est pas gnan-gnan, oui c'est bourré d'humour, et je vous laisse découvrir pourquoi, ô pourquoi, Joyce et Justin sont connectés ainsi dès leur première rencontre...

Votre dévouée bookworm.

Nation de Terry Pratchett

Un nouveau roman de Terry Pratchett!
Alors pourquoi ai-je fait une pause au beau milieu de ma lecture ?
Petit résumé : Mau, sur le point de devenir un homme dans sa tribu, est seul en mer lorsque la grande vague surgit, balayant tout sur son passage. Il rentre sur son île : tout le monde est mort. (Bon d'accord, c'est peut-être pour ça que j'ai stoppé ma lecture pendant quelques jours après 50 pages).
Heureusement, le ton s'arrange un peu après ça. Arrive Ermintrude, alias Daphné (pas question pour elle de révéler son vrai prénom, même chez les sauvages. On a beau être échouée seule sur une île quasi-déserte, on a néanmoins sa fierté). Jeune-fille de bonne famille, la voilà contrainte de s'émanciper afin d'aider Mau à reconstruire sa société, au fur et à mesure que des survivants se réfugient sur l'île. Et tant pis si cela l'oblige à dénuder ses chevilles ou à amputer un pied, à prêt tout grand-mère l'ultra conservatrice est bien loin sur le continent.
Les problèmes de conscience de Mau sont eux bien plus déroutants : comment remercier Dieu de l'avoir épargné, ce même Dieu qui aurait alors laissé mourir tous les autres...
En gros ne vous laissez pas rebuter par les 2-3 premiers chapitres, l'histoire prend toute son ampleur par la suite.

Votre dévouée bookworm.

jeudi 7 janvier 2010

This Lullaby de Sarah Dessen

Une fois encore je ne peux qu'encenser Sarah Dessen. Serait-ce ma nostalgie de l'Angleterre, où j'ai découvert cette auteur, ou mon incurable romantisme , qui fait qu'à chaque fois je suis conquise ? Ou alors sa façon de raconter des histoires, avec des personnages hauts en couleurs dont on ne se lasse pas ?
Car même passé l'adolescence, comment pourrait-on ne pas craquer pour Dexter, ce chanteur fantasque et un peu barge, incapable de garder ses lacets attachés, qui débarque un jour dans la vie de Rémy (oui c'est une fille) lui assurant qu'ils sont faits l'un pour l'autre ... Ne vous y trompez pas, c'est peut-être cliché mais ça fonctionne du tonnerre. Et même si Rémy a pour règle de ne jamais fréquenter de musiciens, elle finit par nous entendre nous, lecteurs
bien trop fleur-bleue, lui crier des "vas-y ma fille, les règles sont faites pour être bafouées!" Et elle les bafoue pour notre plus grand plaisir, et tout cela en musique.

Votre dévouée bookworm!