mardi 17 janvier 2012

Oscar Pill, tome 1, La Révélation des Médicus, de Eli Anderson

La vie la vie la vie la vie ... et voici la vie -la vie, la vie - la belle vie toute pressée d'éclore ...
Bon ok, si vous êtes nés après les années 80, cette référence ne vous dira rien. Aussi, pour la forme, et l'éducation des masses populaires : http://fr.wikipedia.org/wiki/Il_%C3%A9tait_une_fois..._la_Vie. Il était une fois la vie, ou comment on nous a fait croire, quand on était gamins, que notre corps était rempli de plein de petits bonhommes rigolos, et que les méchants, ben c'était des virus.
Dans la vie d'Oscar Pill, c'est un peu la même chose. Médicus depuis la disparition suspecte de son père dans un accident d'avion (ben oui, l'accident de voiture c'était déjà pris dans Harry Potter), il a le pouvoir de voyager dans le corps humain. Bon forcément il n'y arrive pas du premier coup, et en dehors de ses leçons n'est pas vraiment discipliné (ça vous rappelle pas quelqu'un d'autre?). Poursuivi par un Médicus passé du côté obscur de la force (hum hum) et qui cherche à le tuer pour se venger (hum hum hum), Oscar va faire ami ami avec une fille rousse et un garçon grassouillet véritable rat de bibliothèque (HUM HUM HUM!).
Enfin bref, je vais arrêter de descendre en flèche ce livre que j'ai quand même apprécié. Les rebondissements sont là, même s'ils paraissent parfois enfantins. Mais quitte à suivre la métaphore filée de "Harry-Potter-l'a-fait-avant", on ne peut pas dire que le 1er tome du petit sorcier soit aussi sombre et complexe que les derniers. Attendons donc de voir comment évolue notre Oscar. Et pour les plus fainéants, les producteurs de Harry Potter ont déjà acquis les droit cinématographiques (HUM HUM HUM HUM!)

Votre dévouée bookworm.

dimanche 15 janvier 2012

Gossip Girl, de Cecily Von Ziegesar

Bien souvent, les novélisations sont bâclées et creuses. Mais la série de Cecily Von Ziegesar n'est pas une novélisation, mais bien la matière première à l'origine de la populaire série éponyme.
On y retrouve donc Séréna, Olivia (Blair dans la série), Dan, Jenny, et les autres. Néanmoins, quels changements! Séréna parait avoir 5 ans d'âge mentale, et la capacité d'attention d'un poisson rouge (entraîné, le poisson rouge!). Olivia/Blair, si elle reste narcissique et peu sûre d'elle, et une boulimique schizophrène qui fume comme un pompier, Jenny ne semble pas avoir d'autres sujets d'intérêt que sa volumineuse poitrine, quand à Dan, héros pourfendeur de petits bourgeois sur notre petit écran, il traîne misérablement ses godasses et sa poésie foireuse dans Manhattan, en affichant clairement une espérance de vie digne de Kurt Cobain.
Aucune nuance, aucun sentiment! Là où, selon votre bookworm, la série télé mettait les pieds dans le plat, et mêlait cliché et vraisemblance, la série littéraire part du glauque pour aller dans le très glauque, uniquement rythmé par un allumage de clope ou un débouchage de champagne. A cette allure là, la seule fin possible et plausible, c'est une bande d'ados embourgeoisés ET décédés.
Comme quoi, même quand il ne s'agit pas de novélisation, un matériau d'origine peut être bâclé et creux.

Votre dévouée bookworm.

dimanche 8 janvier 2012

Succubus blues, de Richelle Mead

Pour la plupart des gens, travailler consiste à s'extirper du lit le matin. Mais Georgina Kincaid, l'héroïne de la série Succubus, est plutôt du genre à travailler le soir, si vous voyez ce que je veux dire.
Ni voyez rien d'immoral, tout cela est purement ... démoniaque!
Après avoir vendu son âme au diable, à l'époque où Hercule décimait ses hydres et où Jason cherchait sa toison d'or, la voilà dans le Seattle du 21ème siècle, entourée de ses copains vampires et démons en tout genre, chargée d'assouvir les pulsions de tous les tocards du coin. Car pour un succube, le sexe, c'est de l'oxygène. Seulement voilà, en matière d'oxygène, la sensuelle Georgina est loin d'être regardante. D'un autre côté, pas facile de ronronner avec l'élu de son cœur lorsque chaque baiser réduit systématiquement sa longévité. Néanmoins, devant la timidité touchante de Seth Mortensen, à ses yeux véritable génie du polar américain, qui vient justement d'établir ses quartiers dans la librairie où elle travaille, et la fougue du sulfurant et néanmoins mystérieux Roman, qui met ses résolutions de bon-succube-propre-sur-elle à mal, Georgina a bien du mal à mettre sa nature en sommeil. D'autant que certaines créatures démoniaques ont été assassinées ces derniers jours et que la petite succube, prise à partie par le tueur, aurait bien besoin de réconfort...


Votre dévouée bookworm

dimanche 29 août 2010

The Luxe, a series by Anna Godbersen

Commencée il y a à peine un an, votre rat de bibliothèque vient de lire la conclusion de sa bien-aimée série "The Luxe".
Dans une ambiance à la Gossip Girls, mais avec des corsets et des calèches, une bande de gosses de riches, aux noms de familles bien sous tous rapports, enchaînent en réalité les scandales, tout en essayant de préserver un nom dont ils n'ont que faire.
Au pays des convenances (la haute-bourgeoisie de New York), les Hollands sont ruinés. Tentée par un mariage à la Rose-de-Titanic qui pourrait les renflouer, madame Holland découvre que sa fille aînée, la charmante et chaste Elisabeth, n'est pas si chaste que ça dans la petite chambrée de leur cocher. Sa sœur Diana poursuit elle la même tradition familiale, mais a au moins la décence de le faire dans les bras d'un meilleur parti... entre un job de serveuse à Cuba Libre et une fugue à Paris. Et quitte à se libérer du carcan des classes, la jeune Lina, servante de ces demoiselles, s'essaierait bien à une vie un peu plus luxueuse, et rêve de vieux monsieurs fortunés dont elle pourrait hériter.
"Scandaleux!", direz-vous? Mais faites-donc connaissance avec la survoltée Pénélope! On a tous eus, à un moment ou un autre, une camarade de classe volte-face : ange avec ces profs-représentants-de-l'autorité, mais véritable garce-je-te-tire-les cheveux dès qu'ils avaient le dos tourné. Vous voyez de qui je veux parler? Sinon, ne cherchez plus! Lisez les frasques éhontées de mademoiselle Hayes -chantage, manipulation, trahison- tout cela dans une avalanche de jupons qui ne tiennent parfois qu'à un fil de morale, et vous aurez un aperçu de ce que cette bourgeoisie a de plus malodorant.


Votre dévouée bookworm.

mercredi 18 août 2010

Les aventuriers de la mer, de Robin Hobb

En 2002, alors que je n'étais encore qu'un tout jeune rat de bibliothèque, j'ai eu entre les mains mon premier roman de Robin Hobb. Après 1 mois de lecture et 6 tomes, sa série de l'assassin royal me laissa stupéfaite, et incapable d'entamer aucune nouvelle lecture pendant plusieurs jours. L'histoire finie, mon esprit et mon imagination s'y retrouvèrent coincés, incapables de supporter la douloureuse séparation. Mais Hobb avait entendu mes suppliques, et la série continua...
Les aventuriers de la mer est un spin off de cette série, se déroulant majoritairement sur mer et à Terrilville, petite enclave de réfugiés devenus principalement des marchands, à bord de leurs navires mythiques : les vivenefs. Fabriquées à base de bois sorcier, que l'on ne trouve que dans le mystérieux désert des pluies, et qui en plus vous coûte un rein par génération, les vivenefs ont pour particularité de ... parler. Et de penser par elle-même. Inextricablement liées à leur famille de propriétaire, elles parcourent les océans, vaisseaux de commerçants plus rapides et plus solides que n'importe quels autres.
A l'aube de l'éveil de la Vivacia, vivenif de la famille Vestrit, Althéa, amoureuse de son bateau et de la navigation depuis qu'elle est capable de grimper au gréément, s'en voit dépouillé au profit de son beau-frère, homme cupide et tête-à-claques, qui décide d'en faire un transport d'esclaves. Restée à quai, Althéa s'engage alors sur différents bateaux, à la recherche d'une approbation collective de ses talents de marin, et ce afin de reconquérir Vivacia. Mais c'était compté sans Kennit, archétype du sadique refoulé et pirate mégalomane, qui s'empare du navire. Son ambition : devenir roi des pirates (mégalo, je vous l'avais bien dit). Revenue à Terrilville, Althéa s'embarque sur une vivenef déchue, Parangon, en compagnie de l'ex-second de la Vivacia - et bizarrement très séduisant - Brashen, avec pour objectif de faire désenfler les chevilles de ce Kennit. Mais les temps sont durs et la voilà obligée d'abandonner le reste de sa famille au milieu des remugles d'un début de guerre civile, tandis que les matelots engagés à la va-vite avant son départ semblent se faire l'écho du mot mutinerie. Quant à son neveu, Hiémain, otage sur la Vivacia et à l'origine voué à la prêtrise, peut-être est-il plus fait pour la vie de pirate que pour la religion après tout.

Votre dévouée bookworm.

lundi 16 août 2010

Emma, de Jane Austen

De tous les livres de Jane Austen que j'ai lus jusqu'à maintenant - et je ne ferai pas le rat de bibliothèque imbu de lui-même, ce n'était, je l'avoue, que le troisième - Emma est sans doute l'héroïne qui m'a fait le plus grincer des dents, de par sa féminité naïve et puérile poussée à l'outrance. Bien sûr, Orgueil et préjugés et son cortège de femelles Bennett avait son rôle à jouer dans le ridicule, et la sœur cadette de raison et sentiments (je ne me souviens plus de son nom) avait tout de la demoiselle-éconduite-par-un-méchant-monsieur-fourbe-qui-n'en-voulait-qu'à-sa-vertu, mais les deux héroïnes, pourtant bourrées d'oestrogènes, venaient mettre un terme et un peu de bon sens dans toute cette comédie.
Emma, c'est l'antithèse d'une Elisabeth Bennett. Romantique invétérée, elle se prend pour Cupidon et n'a de cesse de décocher ses flèches, à tort et à travers, cela va sans dire. La jeune ingénue, qui a elle-même juré de ne pas se marier, a en effet dédié sa vie à son père (hum hum), et au bonheur des autres. Débarque alors dans sa vie Harriet Smith, jeune orpheline aux origines incertaines, qu'elle entreprend de marier au riche et respecté vicaire du coin. Mais Emma va se prendre les pieds dans sa flèche, et la jeune Harriet, à trop s'entendre vanter les mérites, va changer de tour de chevilles.
Néanmoins, présentéé comme le roman d'Austen le plus abouti, cette histoire est loin d'être ennuyeuse. A grands coups de "qu'est-ce-qu'elle-m'énerve-cette-cruche", on ne repose pas ce livre, espérant voir jaillir un certain pragmatisme chez cette Emma après tout bourrée de bonnes intentions. Et un happy ending, un! qui, bizarrement chez cette bonne vieille Austen, risque de venir d'un homme pour une fois.

Votre dévouée bookworm.

jeudi 12 août 2010

Blue Bloods, de Melissa de la Cruz

Aaaah ce livre!
Oui je sais, on va me dire qu'une histoire de vampires, une de plus, c'est pas intéressant, qu'on en fait à toutes les sauces maintenant...
Oui mais cette sauce là, elle vaut le détour, croyez-moi.
Prenez Gossip Girls, ou encore la série de Anna Godbersen The Luxe pour les connaisseurs, et ajoutez-y un contexte historique mystérieux (la disparition véridique de la première colonie américaine), incorporez des adolescents bourgeois capricieux et mythomanes, mais avec des crocs, dans le New York du 21ème siècle, et finissez par une touche de meurtres inexpliqués.
Le style est correct, l'intrigue construite, le suspense haletant, et les personnages variés à souhait. Retenons comme héroïne Schuyler -seul bémol : comment prononce-t-on ce prénom?! - seule "sang bleu" (blue blood - comprenez vampire) à être née d'une union vampire-humain au cours de la longue existence des 400 sangs bleus, et qui va donc, comme toute héroïne qui se respecte, essayer d'échapper aux tentatives de meurtres tout en résolvant l'énigme.
Mais, 400 sangs bleus? Et oui, plus que des immortels, les blue bloods sont en réalité capables de se réincarner, par injection sanguine, au cours du temps (pyramide, Versailles, etc), et ont toujours compté 400 membres. Enfin, jusqu'à ce qu'une mystérieuse créature se mette à les décimer, ça va de soi ... A toi de jouer Schuyler!

Votre dévouée bookworm.