samedi 1 mai 2010

Par le fer, de Mercedes Lackey

Enfin une critique d'un Mercedes Lackey. J'aurais aimé commencer par mon préféré, mais comme le dit si bien le dicton, dans la vie on ne lit pas toujours ce que l'on veut.
Néanmoins, en plein coeur de l'univers de Lackey que j'aime tant, on retrouve Kerowyn, princesse au tempérament guerrier misogynement brimée par son père, qui veut une fille en jupes, point barre.
Bien fait pour lui, il meurt dans le premier chapitre (Non mais!), et Kero peut enfin partir à l'aventure, récupérer sa future belle-sœur aux mains de l'ennemi, et entamer une formation de combattante magicienne auprès de sa ... grand-mère et d'une de ses amies (Kethry et Tarma, héroïnes de Les serments et l'honneur tomes 1 et 2, autres livres de Lackey).
Kerowyn devient alors mercenaire, enchaînant les conquêtes sur le terrain comme sous sa tente. Jusqu'au jour où elle s'égare en territoire ennemi, rencontre un hérault, un de ces mythiques chevaliers blancs de Valdemar, l'aide à s'enfuir, avant de s'enfuir à son tour, confuse de l'intérêt qu'elle ressent pour le guerrier (Ah, ces héraults, impossible de leur résister).
Mais sa troupe de mercenaires et les Valdemariens vont finalement conclure une alliance, afin de repousser l'envahisseur, et Lackey de nous faire renouer avec toute une série de personnages de ses précédentes trilogies.
Un livre féministe sympathique en résumé, cité par l'auteur elle-même comme son préféré dans la série.

Votre dévouée bookworm.

vendredi 30 avril 2010

Le boucanier du roi, de R.E. Feist

Un tome 2 aussi sympathique que le premier, malgré un personnage un peu plus gnangnan au début. Au premier plan, Nicolas, petit frère estropié des jumeaux du premier tome. Là où ses frères courraient les filles en quête d'aventure, Le petit Nicolas est un peu pépère-pantoufle, et plutôt calme en ce qui concerne les demoiselles. Mais ça c'était avant de débarquer chez son tonton et de croiser Abigail, oie blanche de bonne famille.
Mais après 2 ou 3 œillades bien niaises, voilà la donzelle enlevée par des méchants qui l'emmènent par-delà les mers. N'écoutant que son courage (subitement apparu), Nicolas s'embarque alors sur un navire, brave des pirates, des tempêtes et des océans pour retrouver sa (peut-être) promise. Pourquoi peut-être? Disons que quand on est une donzelle du style d'Abigail, flirter avec 2 ou 3 types à la fois, aussi unladylike soit-il, est apparemment monnaie courante.
Qui la rattrapera la première alors? Nicolas ou le cousin? A moins que tous deux ne renoncent à cette péronnelle et ne la laisse se dépatouiller toute seule (Ah, si seulement).
Heureusement, la princesse Margaret, bien moins prude et au vocabulaire plus fleuri, est là pour redorer un peu notre blason mesdames. Ouf!
Je vous rassure néanmoins, le récit, truffé de batailles, de mutilés, de pratiques-magiques-pas-catholiques et de bébêtes bizarres mais non-velues, aura tôt fait de développer les biceps du petit Nico, ainsi que son cerveau.

Votre dévouée bookworm.

mercredi 28 avril 2010

Téméraire, tome 1, de Naomi novik

Un livre très sympa, et sans aucun bémol pour une fois. Bon, les français sont les méchants, je vous l'accorde. Mais vu le contexte historique, on l'a un peu cherché. Lisez plutôt :
Le Capitaine Laurence est, comme son titre l'indique, capitaine sur un navire de la British navy, et à notamment pour fonction de repousser l'envahisseur Bonaparte.
Ben oui, non mais quoi, pour qui il se prend ce Bonaparte? Il peut pas rester tranquille chez lui? Apparemment pas, surtout quand on a comme avantage militaire...des dragons. Evidemment, les Anglais en ont aussi, et vas-y que je te riposte à coup de dragons Longwing qui crachent de l'acide et de Regal Copper qui... qui sont très gros en fait.
Revenons à notre capitaine, tranquille sur son vaisseau, enfin tranquillement en plein abordage, qui s'empare d'un œuf sur le point d'éclore. Pas de temps à perdre, il faut trouver une victime à jeter en pâture au dragonnet. Pas pour le nourrir, non, mais pour l'arnacher et en faire un bon petit dragonnet bien British. And the winner is... Laurence évidemment.
Or celui-ci, qui perçoit les aviateurs de sa majesté comme des lourdeaux mal-dégrossis, est loin d'être heureux de la promotion.
C'est compter sans Téméraire, le gentil dragonnet qui atteindra bientôt les quelques dizaines de tonnes, et qui, avec sa passion de la littérature et des bijoux clinquants, se révèle être pour Laurence une grosse bébête bien attachante finalement.
Bonaparte, nous voilà!

Votre dévouée bookworm.

lundi 26 avril 2010

Wicked Lovely, de Melissa Marr (Ne jamais tomber amoureuse)

Voilà quelques temps que je voulais acheter ce livre, et laisser tous mes livres en consigne à Londres alors que j'avais plusieurs heures à tuer m'a donné le prétexte idéal pour faire pleurer mon banquier, et encombrer un peu plus mes étagères déjà surchargées.
Et le verdict est...l'attente valait la peine. Enfin un peu de renouveau dans le genre. Sur un fond de roman gothique, Aislinn nous explique sa situation : depuis sa naissance, elle a le don de voir les faes. Mais ces faes sont loin des contes de notre enfance, avec ailes bleutées et chapeaux assortis. Elles sont plutôt du genre à errer, invisibles parmi nous, et à nous jouer de mauvais tours.
Pour Aislinn, élevée par sa grand-mère dont elle a hérité le don, les règles sont simples : ignore-les, ne leur montre jamais que tu peux les voir.
Mais depuis quelques temps, une fae s'est mis à suivre Aislinn, et les règles les plus simples semblent voler en éclats. Comment leur échapper? Est-ce même possible?
Aidée par Seth, un gothique coureur-de-jupons-repenti, Aislinn va essayer de déjouer leur plan. pas facile quand on a pour ennemi la "Winter Queen", aussi mauvaise que la reine de Cœur d'Alice au pays des merveilles, qui ne souhaite qu'une chose : qu'Aislinn meurt avant d'épouser son fils. Ça tombe bien, Aislinn n'en a aucune envie, maintenant qu'elle a réhabilité Seth pour en faire un homme parfait (le serpent domestique en moins), elle n'est pas prête à se laisser coincer par monsieur-je-te-glamoure-et-je-t'embobine. Mais les choses risquent d'être un peu plus compliquées que cela.
RDV au tome 2.

Votre dévouée bookworm.

ps: les éditions françaises, please, il faut vraiment que vous fassiez un effort avec vos traductions de titres, ça devient n'importe quoi!

Pleine Lune, de Keri Arthur

Une nouvelle série de Bit-lit chez Milady, une nouvelle héroïne pas vraiment humaine, et beaucoup de scènes olées-olées... pour changer.
Mais encore une fois difficile de poser ce livre avant la fin.
Une fois décidée à prendre
les scènes -plutôt classées X- au deuxième degré (oui les auteurs de bit-lit profitent du courant littéraire pour abandonner toutes inhibitions, on l'aura compris), on découvre Riley Jenson, un dhampire (mi-vampire, mi-loup-garou) qui travaille dans une unité spéciale chargée de réguler les activités des espèces non-humaines. Un espèce de Men-in-black avec des crocs, en moins gluant. Une super-héroïne? Pas vraiment. Riley est plutôt du genre bien-pépére-derrière-son-bureau, jusqu'au jour où son frère jumeau disparaît, et où apparaît à la place un mystérieux vampire au corps de dieu grec (possible même qu'il date de l'empire grec, allez savoir), nu comme un ver sur son palier. Pas facile alors de résister pour une louve-garou à quelques jours de la pleine lune. Et oui, oubliez le cliché du métamorphe loup-garou hurlant à la lune en quête de chaire fraiche. Si la chaire intéresse notre Riley, c'est dans une toute autre finalité.
S'enchaîne alors planques à caractère torride avec notre vampire (rhabillé), découverte d'une compagnie travaillant sur le génome non-humain de façon parfaitement illégal, re-planque torride (avec vampire déshabillé) et batailles sanglantes entre différentes espèces.
Et derrière toutes ces effusions sanguines et ces scènes qui nous font presque fermer les yeux, l'éternelle question qui ravira toute fleur bleue qui se respecte : reverra-t-on notre éphèbe vampire dans le tome 2? On espère bien que oui!

Votre dévouée bookworm.

mardi 2 février 2010

The book of tomorrow de Cecelia Ahern

Encore un régal, point.
Non, sincèrement, concernant cette auteure, pas besoin d'en dire plus.
Vous insistez ?
Tamara Goodwin, 16 ans, presque 17, débarque à la campagne après le décès de son père et une amicale visite du fisc. Finis les yachts, les jets privés et les sacs Gucci, place à la vie de campagne chez son oncle -qui n'articule jamais un mot- et sa tante -qui semble incapable de ne pas fourrer son nez là où elle ne devrait pas. Elle aurait bien sa mère, mais celle-ci ne quitte pas sa chambre depuis la mort de son époux.
Que faire alors ? Passer son temps avec le type mignon de la librairie ambulante ? Rencontrer le fils du médecin (pas mal non plus apparemment) ? Ou récolter du miel avec la nonne locale ? Vous vous apercevrez que l'on penche vite pour cette bonne sœur haute en couleur, potentielle adepte de romans Harlequins bien fournis en personnages virils (les abeilles, ça va un moment) et détentrice de réponses au mystère.
Quel mystère ? Vous le saurez après 320 pages.

Votre dévouée bookworm.

lundi 1 février 2010

Prince de sang, de R.E.Feist

Après avoir dévoré Les chroniques de Krondor il y a quelques (nombreuses) années, il était plus que temps de me mettre à la suite de l'épopée.
Pour ceux qui connaissent, nous voici en compagnie des fils jumeaux du héros du premier livre. Enfin, UN des héros, rendons donc à César ce qui appartient à César. Pour ceux qui ne connaissent pas, la phrase du dessus reste valable. En tous cas, pas besoin d'avoir lu les tomes précédents pour comprendre l'histoire, même si ça aide à l'apprécier.
Borric et Erland, fils du Prince Arutha, se retrouvent du jour au lendemain héritiers du royaume (leur pauvre tonton n'a eu que des filles, et vu que c'est un royaume misogyne... enfin moi ce que j'en dis...). Du fait de leur nouvelle position au sein du royaume, les voilà envoyés comme émissaires dans l'empire de Kesh la Grande, pays où les gens se baladent tout nus. Bon j'exagère, mais il reste vrai que la légèreté de mœurs de ces lointaines contrées ne laissent pas de marbre les jumeaux, plus prompts aux batailles de taverne qu'à la régence. Problème, l'un d'eux est enlevé et déclaré mort au cours du voyage, et voilà son frère projeté héritier direct à sa place (vous l'aurez compris, je ne sais plus vraiment lequel fait quoi).
Néanmoins les péripéties s'enchainent tel un bon roman d'héroïc-fantasy et le suspens est haletant...jusqu'à 50 bonnes pages avant la fin! Eh oui, vu le peu de pages restantes, votre dévouée bookworm était persuadée que l'histoire s'achèverait dans un tome 2. Et bien non. Tout est bouclé en un chapitre un quart. Que s'est-il passé M. Feist ? Je vous pardonne néanmoins, et n'hésiterai pas à lire la suite de vos chroniques. Que valent, après tout, 50 pages trop rondement menées, face à votre univers si envoûtant.

Votre dévouée bookworm.